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Un livre sur l’usage des plantes médicinales en Guyane.

Fin janvier, Marc-Alexandre Tareau, ethnobotaniste et anthropologue de la santé, a publié «Pharmacopées métissées de Guyane, une phytothérapie en mouvement». Chercheur au CHU de Guyane, il a écrit ce livre à partir des travaux qu’il a menés ces dernières années. En près de 400 pages, il dévoile les usages des plantes traditionnelles par dix-neuf communautés culturelles du littoral guyanais.Passionné de longue date par les plantes médicinales, Marc-Alexandre Tareau a réalisé 209 entretiens, suivi de nombreux tradipraticiens, visité d’innombrables jardins, arpenté le marché de Cayenne. Récemment, il a participé à l’étude Fey darjan, sur l’utilisation de la feuille d’argent par les femmes enceintes de Guyane. Cette étude du CHU de Guyane a révélé que les consommatrices sont majoritairement de femmes nées en Guyane, ayant un emploi ou étant étudiante, ayant un niveau d’étude relativement élevé, bénéficiant d’un soutien de la famille en cas de difficultés financières, et ayant accès à un abattis ou un jardin. Une majorité de femmes se disaient satisfaites de l’usage des décoctions dans le cadre de leur grossesse.L’auteur revient ainsi sur les concepts de maladies chaudes et de maladies froides et décrit les usages des diverses communautés face aux crises de vers, troubles du système circulatoire, affections des voies respiratoires, problèmes digestifs… Au total, ce sont 356 espèces qui lui ont été mentionnées au cours des 209 entretiens qui ont alimenté sa thèse. Le livre recèle de précisions sur ces plantes, reprend de nombreux extraits des témoignages que le chercheur a recueillis. Le livre est disponible en librairie, supermarché et auprès de l’éditeur Orphie.

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Marc-Alexandre Tareau
CHU de Guyane

👄 Aphtes dans la bouche : comment les soulager ?

Il vous est peut-être déjà arrivé de ressentir une petite douleur dans la bouche, surtout au moment de manger ou de vous brosser les dents. En regardant de plus près dans le miroir, vous découvrez une petite ulcération ronde, avec un centre blanc ou jaunâtre entouré d’une zone rouge. Il s’agit très probablement d’un aphte. Ces petites lésions buccales sont fréquentes et bénignes. Elles disparaissent souvent toutes seules, mais peuvent être très douloureuses pendant quelques jours. Heureusement, quelques gestes simples permettent de les soulager et de limiter leur apparition.👄 Qu’est-ce qu’un aphte ?Un aphte est une petite ulcération douloureuse de la muqueuse buccale. Il mesure généralement entre 2 et 10 mm et apparaît surtout sur les zones molles de la bouche : l’intérieur des joues, la langue, les lèvres ou sous la langue. Les zones plus dures comme le palais ou les gencives sont rarement touchées. Un aphte est le plus souvent isolé, mais plusieurs peuvent apparaître lors d’une poussée. Avant sa formation, une sensation de brûlure ou de picotement peut se faire sentir, suivie d’une petite tache rouge qui évolue rapidement en ulcération. 👉 Bonne nouvelle : les aphtes ne sont pas contagieux et ne saignent généralement pas.🤔 Pourquoi a-t-on des aphtes ?La cause exacte reste encore mal connue, mais plusieurs facteurs peuvent favoriser leur apparition. 😴 Fatigue et stress : lorsque l’organisme est affaibli, les aphtes peuvent apparaître plus facilement. 🦷 Petits traumatismes dans la bouche : morsure de la joue, brossage trop vigoureux, appareil dentaire ou soins dentaires. 🔁 Changements hormonaux : puberté, règles, grossesse ou ménopause chez certaines femmes. 🧬 Certaines carences : notamment en fer, vitamine B9 ou vitamine B12. 💊 Certains médicaments : comme certains psychotropes, antibiotiques ou traitements corticoïdes prolongés. 🍫 Certains aliments peuvent aussi favoriser les aphtes chez certaines personnes : noix, chocolat noir, agrumes, kiwi, ananas, vinaigre et aliments acides, fromages à pâte cuite (emmental, gruyère) ou aliments durs et croustillants comme les chips ou la croûte de pain. Ces aliments peuvent provoquer de petits traumatismes de la muqueuse buccale.💊 Comment soulager un aphte ?Même si un aphte guérit seul, il est possible de soulager la douleur et accélérer la cicatrisation. En pharmacie, plusieurs solutions existent : 🧴 gels ou crèmes à appliquer directement sur l’aphte, 💧 bains de bouche antiseptiques ou apaisants, 🗣 solutions buccales (collutoires). ⚠️ Évitez d’utiliser plusieurs traitements en même temps sans demander conseil à votre pharmacien.👨‍⚕️ Quand consulter ?Il est conseillé de consulter un médecin ou un dentiste si l’aphte dure plus de 15 jours, si sa taille dépasse 1 cm, s’il saigne, s’il est associé à d’autres lésions (notamment génitales) ou si les aphtes reviennent très souvent.🪥 Comment éviter les aphtes ?Quelques habitudes peuvent limiter leur apparition : maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, éviter les aliments irritants si vous y êtes sensible, limiter stress et fatigue, corriger d’éventuelles carences alimentaires. Et surtout : patience. Même s’ils sont douloureux, les aphtes finissent toujours par disparaître.📚 Sources : Ameli – VIDAL – Pierre Fabre Oral Care.

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De nouvelles activités médicales verront le jour en Guyane.

Radiothérapie, aide médicale à la procréation, psychiatrie périnatale: de nouvelles activités verront le jour en Guyane, dans les quatre prochaines années. Lundi 2 février, l’Agence régionale de santé a attribué des autorisations aux établissements pour une trentaine d’entre elles.La nouveauté la plus attendue est incontestablement la radiothérapie, accordée au CHU de Guyane. Actuellement, le traitement des cancers est le premier motif d’évacuation sanitaire hors du territoire. Chaque année, plusieurs centaines de patients doivent se rendre dans des hôpitaux de l’Hexagone ou de Martinique pour leurs soins. Le déploiement de la radiothérapie sur le site de Cayenne permettra de traiter environ 80 % des cancers sur le territoire. Son corolaire sera le développement de la médecine nucléaire en Guyane. Deux candidats se sont fait connaître pour cette dernière activité. L’Agence régionale de santé a décidé de ne pas attribuer l’autorisation, pour leur permettre de maturer leurs projets et de renforcer leurs partenariats. De nouvelles demandes pourront être déposées dans les prochains mois.Toujours en matière de traitement des cancers, l’hôpital de Cayenne a obtenu une autorisation de chimiothérapie. Elle lui permettra de s’autonomiser vis-à-vis des hôpitaux de l’Hexagone. Ils resteront toutefois son recours pour les cas les plus complexes. Cette autorisation permettra également d’homogénéiser les pratiques entre les hôpitaux de Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, et peut-être de rouvrir la chimiothérapie à l’hôpital de Kourou.Enfin, les activités chirurgicales liées aux cancers ont été précisées: la chirurgie digestive complexe sera réalisée à l’hôpital de Cayenne, l’urologie et le cancer du sein à Kourou, les cancers gynécologiques à Saint-Laurent-du-Maroni.Le deuxième motif d’évacuation sanitaire hors de Guyane est l’aide médicale à la procréation. En 2023, 400 couples ont dû quitter le territoire pour avancer dans leur projet d’avoir un enfant. En 2024, ce chiffre avait chuté à 250, grâce à la mise en place de téléconsultations et de tests de fertilité en Guyane. Ce chiffre va encore diminuer puisque le CHU de Guyane – site de Kourou a reçu l’autorisation de déployer plusieurs activités comme la fécondation in vitro, le prélèvement d’ovocyte et de spermatozoïdes, le transfert d’embryons en vue de leur implantation… Cette activité pourrait voir le jour au premier trimestre 2027.L’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni va pouvoir démarrer la réanimation néonatale. Cette activité viendra sécuriser sa maternité. Elle évitera de nombreux transferts de femmes enceintes et de nourrissons, en particulier prématurés, vers l’hôpital de Cayenne. L’établissement va également lancer son activité de chirurgie pédiatrique. Là aussi, ce sont plusieurs centaines d’enfants par an qu’il ne sera plus nécessaire de transférer vers Cayenne.De nouveaux scanners et IRM seront installés ces prochaines années à l’hôpital de Cayenne, à la clinique Saint-Gabriel et dans un nouveau centre d’imagerie, à Matoury.Les hôpitaux de Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni vont lancer, de leurs côtés, la psychiatrie périnatale. Cette activité offrira une prise en charge de la mère et de l’enfant depuis la grossesse jusqu’aux trois ans de l’enfant.Enfin, l’hôpital de Cayenne a reçu une autorisation de réanimation pour les enfants.

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🌱 Fatigue de fin d’hiver : faut-il faire une cure de vitamines ?

À la fin de l’hiver, beaucoup de personnes ressentent une fatigue persistante : manque d’énergie, difficultés de concentration, sensation d’épuisement.Cette fatigue saisonnière est fréquente et peut s’expliquer par plusieurs facteurs.🌥️ Pourquoi la fatigue est fréquente en fin d’hiver ?Plusieurs éléments peuvent contribuer à cette baisse d’énergie.☀️ Un manque de lumièreL’exposition réduite au soleil peut perturber l’horloge biologique.🍽️ Une alimentation moins riche en nutrimentsLes apports en fruits et légumes peuvent être plus faibles en hiver.😴 Un sommeil de moins bonne qualité🦠 Les infections hivernales répétéesCes facteurs peuvent entraîner un déficit en certains nutriments essentiels.🥗 Les habitudes qui aident à retrouver de l’énergie🌞 s’exposer à la lumière naturelle🚶 pratiquer une activité physique régulière🥦 privilégier une alimentation riche en fruits et légumes😴 maintenir un rythme de sommeil régulier💊 Compléments alimentaires possiblesCertaines cures peuvent soutenir l’organisme pendant cette période.🍊 Vitamine CContribue à réduire la fatigue.☀️ Vitamine DImportante pour le système immunitaire et la santé générale.🧂 MagnésiumParticipe au fonctionnement du système nerveux.🧬 Complexe de vitamines BContribue au métabolisme énergétique.🌿 Gelée royaleTraditionnellement utilisée pour soutenir la vitalité.🌿 Ginseng ou rhodiolaPlantes adaptogènes pouvant aider à mieux résister au stress et à la fatigue.👩‍⚕️ Quand consulter ?Si la fatigue est intense, persistante ou associée à d’autres symptômes, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.Votre pharmacien peut vous orienter vers des solutions adaptées.SourcesINSERM — Fatigue et métabolisme https://www.inserm.frANSES — Apports nutritionnels https://www.anses.frInstitut National du Sommeil et de la Vigilance https://institut-sommeil-vigilance.org

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Le chikungunya de retour en Guyane.

Pour la première fois depuis 2016, des personnes ont attrapé le chikungunya en Guyane. Cette maladie, transmise par les moustiques, avait provoqué une épidémie en 2014 et 2015. À l’époque, les professionnels de santé avaient comptabilisé 16000 cas, près de 500 hospitalisations dont quinze graves et deux décès.Cette année, les premiers cas ont été diagnostiqués fin janvier. Le premier l’a été chez une habitante de Kourou. Les suivants chez des personnes résidant à Saint-Laurent-du-Maroni et à Cayenne. Début février, cinq cas étaient déjà recensés. Chez nos voisins surinamais, l’accélération a été brutale. Elle est passée de quelques cas, à plusieurs dizaines puis plusieurs centaines en quelques jours.Pour retarder la survenue de l’épidémie, plusieurs mesures sont mises en place par l’Agence régionale de santé: échanges avec la CTG pour organiser des opérations de démoustication autour des cas confirmés et dans les lieux de rassemblement, notamment pendant le carnaval, enquêtes autour des premiers malades pour en identifier d’éventuels autres, rappel des recommandations aux médecins, vérification des capacités des laboratoires à détecter le virus…Les personnes malades sont invitées à se protéger sous moustiquaires, idéalement imprégnées d’insecticide, utiliser régulièrement des répulsifs, porter des vêtements longs, éliminer tous les gîtes présents au domicile et dans l’environnement susceptibles d’héberger des larves de moustiques. Pour se protéger, il est recommandé d’utiliser un répulsif cutané, en particulier le matin et en fin de journée, porter des vêtements amples et couvrants, utiliser des moustiquaires, des ventilateurs ou la climatisation, éliminer toutes les eaux stagnantes autour de son domicile, jeter les déchets à la poubelle. En cas de fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue, maux de tête, éruption cutanée, consulter rapidement son médecin traitant.

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⚠️ Le chikungunya réapparaît en Guyane. Pour la première fois depuis 2016
plusieurs cas ont été confirmés sur le territoire
dans un contexte régional préoccupant. Des mesures de surveillance et de lutte contre les moustiques ont été mises en place par l’ARS pour limiter le risque d’épidémie. La protection individuelle et la vigilance restent essentielles. 👉 L’article complet est à lire sur notre blog : https://pharmaguyane.fr/actualites-sante #Chikungunya #Moustiques #PharmaGuyane #SantéGuyane #ActualitéSanté

❄️ Peau sèche en hiver : comment protéger sa peau du froid ?

En hiver, beaucoup de personnes ressentent des tiraillements, des rougeurs ou une peau plus sèche que d’habitude. Le froid, le vent et le chauffage intérieur peuvent fragiliser la barrière cutanée.La peau perd alors plus facilement de l’eau, ce qui provoque sécheresse et inconfort.🧬 Pourquoi la peau devient-elle plus sèche en hiver ?La peau est protégée par un film hydrolipidique composé d’eau et de lipides. Ce film limite la perte d’eau et protège contre les agressions extérieures.En hiver, plusieurs facteurs peuvent altérer cette protection.❄️ Le froid diminue la production de sébum🌬️ Le vent agresse la peau🔥 Le chauffage assèche l’air intérieur🚿 Les douches trop chaudes fragilisent la barrière cutanéeRésultat : la peau devient plus sèche et plus sensible.🧴 Les bons gestes pour protéger sa peauQuelques habitudes peuvent aider à préserver l’hydratation cutanée.🚿 Privilégier des douches tièdes et courtes🧼 Utiliser des nettoyants doux (sans savon)🧴 Appliquer une crème hydratante quotidiennement🧤 Protéger la peau du froid avec des gants et des vêtements adaptés💧 Boire suffisamment d’eau💊 Compléments alimentaires pouvant aider la peauCertains nutriments participent au maintien d’une peau normale.🟡 Oméga-3Aident à maintenir la souplesse et l’hydratation de la peau.🌻 Huile de bourrache ou d’onagreRiches en acides gras essentiels bénéfiques pour la peau sèche.🥕 Bêta-carotèneAntioxydant participant à la protection des cellules contre le stress oxydatif.🧬 CollagènePeut contribuer à la structure et à l’élasticité de la peau.🧂 ZincParticipe au maintien d’une peau normale.👩‍⚕️ Quand demander conseil à son pharmacien ?Si la sécheresse s’accompagne de fissures, démangeaisons importantes ou plaques persistantes, il est conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé.Votre pharmacien pourra vous orienter vers des soins adaptés.SourcesINSERM — Structure et fonction de la peau https://www.inserm.frSociété Française de Dermatologie https://www.sfdermato.orgANSES — Nutriments et santé de la peau https://www.anses.fr

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Atteindre « la souveraineté sanitaire de la Guyane »

Fin janvier, Ahmed El-Bahri, directeur général du CHU de Guyane, a présenté ses vœux aux agents des hôpitaux de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni. Il en a profité pour présenter ses projets pour l’année 2026 et détailler sa vision de la «souveraineté sanitaire» de la Guyane. «La souveraineté sanitaire, c’est vraiment faire en sorte que les Guyanais se prennent en main pour leur santé, pour les décennies à venir», ce qu’il résume en «Soigner ici, former ici, décider ici.»« Soigner ici, cela passe par le développement de l’offre de soins, grâce aux nouvelles autorisations de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Je pense d’abord à l’oncologie, premier motif d’évacuation sanitaire, et à la fertilité, deuxième motif d’évasan. Nous ne pouvons pas tout faire. Avec 300 000 à 400 000 habitants, nous n’aurons pas toutes les activités de recours. Mais tout ce que nous pourrons faire, nous le ferons.»Cette souveraineté sanitaire passe également, à ses yeux, par la formation de professionnels de santé en Guyane. C’est déjà en partie le cas avec l’ouverture des trois premières années de médecine, la présence d’étudiants de quatrième, cinquième et sixième années, et des internes, à partir de la septième année. L’institut de formation en santé prépare, pour sa part, aux diplômes d’infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, préparateur en pharmacie hospitalière, et peut-être bientôt manipulateur radio et masseur-kinésithérapeute. Pour Ahmed El-Bahri, ces formations en Guyane sont le meilleur moyen de «pérenniser le personnel, nos ressources et nos compétences sur le territoire».Enfin, cette souveraineté sanitaire passe par le retour à l’équilibre des finances du CHU. L’établissement a terminé l’année 2025 en déficit de 74 millions d’euros. Il souhaite un retour à l’équilibre à l’horizon 2030. Cela passe par le développement des activités, une meilleure facturation de celles déjà réalisées et une rationalisation des dépenses entre les trois sites de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni. «L’idée, c’est d’avoir les moyens de payer son fonctionnement, pour aller (à Paris) défendre le CHU de Guyane et la santé en Guyane, pour reconstruire, pour obtenir des investissements, pour faire en sorte que l’État investisse dans l’amélioration de la prise en charge, et non pas pour payer les fins de mois, ou les charges sociales, ou la paye du personnel. Nous ne devons dépendre de quiconque.» Le directeur général du CHU a indiqué qu’il ne visait pas les dépenses de personnes. «Je veux qu’on rationnalise aujourd’hui, pour ne pas rationner demain. »

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🌙 Sommeil perturbé : solutions naturelles et conseils de pharmacie

Les troubles du sommeil sont fréquents. Difficulté à s’endormir, réveils nocturnes ou sommeil peu réparateur peuvent affecter la qualité de vie et l’énergie au quotidien.Le sommeil joue pourtant un rôle essentiel dans l’équilibre physique et mental.🧠 Pourquoi le sommeil peut-il être perturbé ?Plusieurs facteurs peuvent influencer la qualité du sommeil :📱 exposition aux écrans avant le coucher😟 stress ou anxiété☕ consommation excessive de caféine⏰ horaires de sommeil irréguliersLe changement de saison peut également perturber temporairement l’horloge biologique.🌙 Les bons réflexes pour mieux dormir😴 se coucher et se lever à horaires réguliers📵 éviter les écrans avant le coucher🌡️ maintenir une chambre calme et fraîche🚶 pratiquer une activité physique en journée☕ limiter café, thé et boissons énergisantes le soir💊 Compléments alimentaires pouvant aider au sommeilCertains compléments peuvent favoriser l’endormissement et la relaxation.🌿 MélatonineHormone du sommeil pouvant aider à réduire le temps d’endormissement.🌿 ValérianePlante traditionnellement utilisée pour favoriser la relaxation.🌿 PassifloreUtilisée pour soutenir la détente et améliorer le sommeil.🌿 MélissePlante aux propriétés apaisantes.🧂 MagnésiumParticipe au fonctionnement normal du système nerveux.👩‍⚕️ Le conseil du pharmacienVotre pharmacien peut vous conseiller des solutions adaptées pour améliorer la qualité du sommeil et identifier d’éventuels facteurs perturbateurs.SourcesINSERM — Sommeil https://www.inserm.frInstitut National du Sommeil et de la Vigilance https://institut-sommeil-vigilance.orgANSES — Mélatonine et compléments alimentaires https://www.anses.fr

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Un livre pour apprendre à vivre avec la drépanocytose.

En Guyane, la drépanocytose touche environ un nouveau-né sur 200 et environ 2 000 personnes au total. Cette maladie héréditaire du sang provoque la déformation des globules rouges qui deviennent fragiles et rigides. Chez l’enfant, elle peut provoquer un infarctus artériel cérébral. Chez l’adultes, elle se traduit par de multiples atteintes chroniques d’organes secondaires et peut provoquer des accidents thrombotiques. Chaque année, environ 40 nouveaux enfants naissent drépanocytaires en Guyane. Le taux augmente d’année en année dans toute la France. Si environ 10 % de la population guyanaise est porteuse du gène de la drépanocytose, la répartition n’est pas uniforme sur le territoire : davantage d’habitants en sont porteurs dans l’Ouest, entre Saint-Laurent du Maroni et Grand-Santi. Environ 800 patients sont suivis au centre intégré de la drépanocytose (CID), qui dépend du CHU de Guyane. Le principal traitement consiste à soulager les douleurs. Chez certaines personnes, il est nécessaire de mettre en place un traitement de fonds consistant en des saignées et des transfusions de sang. Le seul traitement curatif est la greffe de moëlle osseuse. Mais sur cinq millions de personnes drépanocytaires dans le monde, seules trois mille en ont bénéficié. C’est la raison pour laquelle, dans un livre publié en janvier, le Dr Narcisse Elenga, chef de pôle femme – enfant au CHU de Guyane, invite les patients à «ne pas attendre une greffe ou un traitement miracle» mais à vivre pleinement leur vie. Cet ouvrage tente de leur apporter les outils pour profiter de la meilleure qualité de vie possible: conseils sur l’alimentation, l’hygiène de vie et les soins, réponses à leurs questions à partir des données de la science, témoignages de trois patients. Parmi eux figure Glawdys Benth, première patiente experte de Guyane. Dans un témoignage publié en 2024, elle raconte les nombreuses activités qui lui étaient interdites dans son enfance, comme le sport et la baignade, les difficultés scolaires, et l’annonce qu’elle n’atteindrait pas ses 20 ans. Quarante ans après son diagnostic, elle participe à de nombreuses activités autour de la maladie, des séances de dépistages avec l’association DrépaGuyane, des interventions dans les écoles, de l’accompagnement de patients auprès des professionnels de santé. A travers son expérience, elle souhaite apprendre aux malades à vivre avec la drépanocytose.

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🛡️ Immunité hivernale : les bons réflexes pour éviter d’enchaîner l

En hiver, les infections respiratoires sont particulièrement fréquentes. Rhumes, grippes et autres virus circulent davantage lorsque les températures baissent.Si le système immunitaire est naturellement capable de nous défendre contre ces agents infectieux, certains facteurs peuvent l’affaiblir : fatigue, stress, manque de sommeil ou alimentation déséquilibrée.Heureusement, quelques gestes simples peuvent aider à soutenir les défenses naturelles de l’organisme.❄️ Pourquoi tombe-t-on plus souvent malade en hiver ?Plusieurs phénomènes expliquent cette augmentation des infections.🌬️ Les virus survivent mieux dans l’air froid et sec🏠 La promiscuité dans les lieux fermés favorise la transmission🌥️ La baisse d’ensoleillement diminue la production de vitamine D😴 La fatigue et le stress peuvent affaiblir l’immunitéRésultat : le système immunitaire doit travailler davantage pour se défendre.🍎 Les bons réflexes pour soutenir son immunitéCertaines habitudes quotidiennes jouent un rôle important.🥦 Adopter une alimentation variéeLes fruits et légumes apportent vitamines, minéraux et antioxydants essentiels au système immunitaire.😴 Dormir suffisammentLe sommeil participe à la régulation des défenses immunitaires.🚶 Bouger régulièrementUne activité physique modérée améliore la circulation sanguine et le fonctionnement immunitaire.🧼 Se laver régulièrement les mainsUn geste simple qui réduit fortement la transmission des virus.🌬️ Aérer son logementRenouveler l’air intérieur aide à limiter la concentration de virus.💊 Compléments alimentaires pouvant soutenir l’immunitéCertains compléments peuvent être proposés en soutien des défenses naturelles.🍊 Vitamine CContribue au fonctionnement normal du système immunitaire et aide à réduire la fatigue.☀️ Vitamine DParticipe au bon fonctionnement des défenses immunitaires, particulièrement importante en hiver.🧂 ZincJoue un rôle dans la réponse immunitaire et dans la protection contre le stress oxydatif.🐝 PropolisSubstance produite par les abeilles, traditionnellement utilisée pour soutenir l’immunité.🌿 ÉchinacéePlante utilisée pour soutenir les défenses naturelles lors des infections hivernales.🧫 ProbiotiquesLe microbiote intestinal joue un rôle important dans l’immunité.⚠️ Les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation équilibrée ni un traitement médical.👩‍⚕️ Le conseil du pharmacienVotre pharmacien peut vous orienter vers les solutions les plus adaptées à votre âge, votre état de santé ou vos traitements éventuels.SourcesSanté Publique France — Infections respiratoires hivernales https://www.santepubliquefrance.frINSERM — Système immunitaire https://www.inserm.frANSES — Vitamines et minéraux https://www.anses.fr

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Au CHU, du soutien pour se lancer dans la recherche.

Depuis 2019, l’hôpital de Cayenne propose à certains de ses médecins et sages-femmes de consacrer du temps à la recherche, à côté de leur activité auprès des patients. Leur salaire est alors partiellement pris en charge par le pôle recherche, pour éviter de pénaliser les services de soins. Cette année, sept médecins en bénéficient.Le Dr Mickael Massicard, médecin coordinateur du centre spécialisé de l’obésité, étudie le microbiote intestinal des Guyanais adultes. Le microbiote est impliqué dans le développement des maladies comme l’hypertension et le diabète, mais aussi dans des maladies comme Alzheimer et Parkinson. Le but sera de comparer ce microbiote entre différents profils de personnes. Dans le courant de l’année, tous ceux qui le souhaitent pourront participer à l’étude.Le Dr Karen Mencé est gynécologue médicale à Kourou. Elle va utiliser de nouvelles méthodes d’analyses génétiques pour essayer de comprendre pourquoi certaines femmes de l’Ouest guyanais ont perdu leur fœtus entre 2016 et 2024, lorsqu’aucune explication n’a été trouvée à l’époque. Les professionnels de santé suspectent une origine infectieuse mais n’avaient rien trouvé à l’époque.Le Dr Amina Nasri, neurologue à Cayenne, étudie les liens entre le microbiote intestinal et les effets des pesticides et des métaux lourds. Le but est de découvrir comment ils peuvent favoriser ou non l’apparition de maladies comme Parkinson et Alzheimer.Le Dr Alolia Aboïkoni est cheffe de service d’hépato-gastroentérologie à l’hôpital de Cayenne. Depuis plusieurs années, elle travaille sur les atteintes du foie. Avec le service de diabétologie, elle a mis en place un parcours pour les patients souffrant de diabète. Elle souhaite pouvoir évaluer si ce parcours est bénéfique. Dans les prochains mois, elle débutera un travail auprès des patients drépanocytaires.Médecin au CDPS de Cacao, le Dr Nathalie Bonnave étudie les troubles du neurodéveloppement chez les enfants de l’Est guyanais. Dans le cadre de ses travaux de recherche, elle souhaite mesurer la fréquence des TND et développer des tests neuropsychologiques adaptés à la population guyanaise.Neurologue à l’hôpital de Cayenne, le Dr Nathalie Deschamps s’intéresse à l’influence des facteurs environnementaux, comme la pollution ou les maladies infectieuses, sur le développement des neuropathies périphériques. Elle travaille également sur les déterminants sociaux dans la prise en charge de ces maladies.Le Dr Alexis Fremery, médecin aux urgences de Cayenne, mène plusieurs recherches de front. Certaines sur les traumatismes pris en charge dans son service et d’autres sur les spécificités de la médecine d’urgence en milieu isolé et tropical. Ces travaux ont notamment permis d’adapter les kits de secours des personnes travaillant en forêt.Par le passé, ces postes d’accueil recherche ont permis de faire aboutir certains travaux de recherche. Malika Leneuve-Dorilas, sage-femme, a par exemple montré l’impact des sables du Sahara sur la prématurité en Guyane. Elle a également amélioré la connaissance sur la prééclampsie, tout comme le Dr Anne-Christèle Dzierzek, médecin anesthésiste à Cayenne.Avec la création du CHU de Guyane, ce poste accueil recherche est désormais ouvert à tous les médecins et sages-femmes des sites de Cayenne, Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni, des hôpitaux de proximité et des CDPS.

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Le directeur général de l’ARS fixe ses priorités.

Bertrand Parent est le nouveau directeur général de l’Agence régionale de santé. Cet enseignant-chercheur est un spécialiste de l’organisation du travail et de la communication dans le secteur de la santé. En prenant la tête d’une ARS, il souhaitait passer à l’action, prendre des responsabilités et agir directement sur le terrain, a-t-il expliqué, dans une interview. Ce métier, il ne l’envisageait qu’en Outre-mer, où il a déjà exercé à plusieurs reprises.Dès son arrivée, il a été confronté à plusieurs dossiers sensibles pour le secteur de la santé guyanais. D’abord la grève des médecins libéraux, début décembre. Ceux-ci contestent plusieurs projets du gouvernement pour réguler leur activité. Pour éviter un engorgement des urgences en cette période d’épidémie de grippe, Bertrand Parent a rappelé l’importance de contacter le 15 avant de s’y rendre.Le directeur général de l’ARS a également dû se pencher en urgence sur plusieurs demandes d’autorisation d’activité des acteurs de santé. En effet, c’est l’agence qui leur attribue ces autorisations. Le but est de s’assurer que les acteurs ont les compétences et les moyens de mener ces activités avec la qualité, la sécurité et les délais que les patients peuvent exiger. Certaines sont majeures pour le territoire: radiothérapie, médecine nucléaire, assistance médicale à la procréation, nombre d’IRM et de scanner… Les décisions étaient attendues pour la mi-janvier.Or, certains acteurs sont en difficultés financières. C’est le cas du CHU, dont le déficit avoisinera les 74 millions d’euros en 2025. Mais aussi des cliniques privées, dont certaines ont été placées sous procédure de sauvegarde. Bertrand Parent a assuré que l’ARS continuera de les soutenir. L’agence accompagne également le laboratoire Eurofins, qui a perdu son accréditation en août. Le plan d’action qu’il a mis en place pourrait lui permettre de la récupérer courant février.Le directeur général de l’Agence régional de santé assure que les difficultés budgétaires de l’État ne devraient pas avoir un impact majeur sur les actions que mènera l’ARS. En effet, celle-ci est principalement financées par le budget de la Sécurité sociale, qui a été voté fin décembre. Il encourage en revanche tous les acteurs guyanais à soutenir les projets, afin que la voix de la Guyane soit entendue au niveau national.Dans cette interview, Bertrand Parent insiste également sur la prévention, en rappelant que 70 % de la demande de soins concerne les maladies chroniques. Le travail sur la prévention des déterminants comportementaux et environnementaux comme l’eau, l’alimentation, l’activité physique et sportive… sera donc une de ses priorités. En matière d’autonomie des personnes âgées ou handicapées, il a assuré que l’ARS continuera, avec la Collectivité territoriale, à développer les structures, alors qu’il manque entre 1400 et 1900 places pour les personnes handicapées et qu’il faudra créer plus de 2300 places pour les personnes âgées d’ici à 2050.Par ces actions, il souhaite montrer que les ARS sont le bon outil pour mener l’action publique de santé dans l’intérêt des populations, à un moment où elles sont contestées.

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